Étui à cire en or jaune 750°/°° émaillé et pavé de diamants - Lot 78

Lot n° 78
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Étui à cire en or jaune 750°/°° émaillé et pavé de diamants - Lot 78
Étui à cire en or jaune 750°/°° émaillé et pavé de diamants taillés en roses, par Pierre-François-Mathis de BEAULIEU. Paris, 1776-1777. Aux armes d’alliance de Kazimierz Jakub Poniatowski (clan Ciolek) (1721-1800) et d’Apolonia Ustrzycka (clan Przestrzal) (1736-1814), mariés le 21 janvier 1751. De section ovale, émaillé gris sur fond quadrillé, souligné de filets émaillés bleus et blancs, ciselé de guirlandes serties de diamants taillés en rose sur fond amati, le col de l’étui numéroté 391 ; le sommet du bouchon orné d’une fleur pavée de diamants taillés en roses sur fond amati. Le plat gravé d’une armoirie composée de deux blasons accolés sous couronne de marquis. Restauration à l’embout de la base, deux petits diamants taillés en rose et quelques rivets manquants. Hauteur : 120 mm - Largeur : 17 mm - Longueur : 20 mm. Poids brut : 71,8 g. Pierre-François-Mathis de Beaulieu, reçu en 1768. Poinçons : - M.O. Pierre-François-Mathis de Beaulieu : une fleur de lys couronnée, deux grains, PMB, une étoile. - Maison commune : N couronné, Paris, du 13 juillet 1776 au 13 août 1777. - Charge (or et menus ouvrages d’argent) : le chiffre de Paris, Paris, du 18 novembre 1774 au 13 juillet 1780. - Décharge (or et menus ouvrages d’argent) : Tête de singe, Paris, du 18 novembre 1774 au 13 juillet 1780. - Contremarque : une bonne foi. Paris, du 13 juillet à 1780 à septembre 1782. - Poinçon ET (frappée deux fois) : importation, à partir de 1864. Pierre-François Mathis de BEAULIEU fut apprenti en 1752 de l’orfèvre Jean George. Il parvint à la maîtrise le 13 juillet 1768, sous la caution d’Ange- Joseph Aubert, et s’établit à l’enseigne de l’Observatoire, sur le quai des Orfèvres, boutique qu’il allait garder jusqu’à la Révolution. Il s’associa, puis épousa Jeanne-Françoise Texier, la veuve de Jean George, son ancien maître, ce qui lui valut une notoriété accrue. Les associés livrèrent ainsi des bijoux en or pour Madame du Barry, dont une tabatière et un souvenir, payés non moins de 7 400 livres. Malgré le succès de son entreprise, les Affiches de Paris, annoncèrent la vente du fonds de bijouterie du sieur George Beaulieu [sic], qui eut lieu à l’hôtel de Bullion, les 15 mai 1783 et les jours suivants. Beaulieu fut mentionné pour une dernière fois en 1791 sur la liste des maîtres orfèvres parisiens (1). Le Louvre possède quatre boîtes exécutées par cet orfèvre, exécutées entre 1768 et 1781 (2), deux se trouvent à la Wallace Collection de Londres (3), deux autres font partie des collections Rothschild au Waddesdon Manor (4) et une boîte ornée du portait de Marie-Antoinette par François Dumont (1751-1831) est conservée par le Cleveland Museum of Art (5). Enfin, des deux boîtes faisant partie des collections du Metropolitan Museum de New York, l’une (6), datée comme cet étui de 1776, présentant le même fond quadrillé émaillé en gris très élégant, qui semble propre à ses créations. (1) Serge Grandjean, Catalogue des tabatières, boîtes et étuis des XVIIIe et XIXe siècles du musée du Louvre, Paris, RMN, 1981, p. 44-45. (2) Inv. OA 2161 ; OA 6831 ; OA 2162 ; OA 7680, voir Grandjean, ibid., cat 18-21, p. 44-47. (3) Inv. G 5 et G 52. (4) Serge Grandjean, Kirsten Aschengreen Piacenti et all., The James A. de Rothschild Collection at Waddesdon Manor. Gold Boxes and Miniatures of the Eighteenth Century, Fribourg, Office du Livre, 1975, cat. 137 et 140. (5) donnée par Mr Edward B. Greene 1957.408. (6) Inv. 17.190.1179.I
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